19.11.2008

Nouvelle mission Nov/dec 2008

Nous nous préparons à une nouvelle mission au Burkina.
Nous pensions nous rendre au Togo, mais le programme est tellement chargé, que cette mission au Togo va être reportée en février 2009.

De fait, un énorme chantier nous attend !

- Le point sur la filière fonio.
- Un séminaire sur le soja bio que nous allons animer avec notre équipe à Nouna.
- L'inauguration de la plateforme de transformation bio de la Société Gaia Bio Solidaire.
- Des études de prospection et des tests pour les filières de teff, de Neem, de souchet.
- Un projet de huilerie locale.
- Un projet de miellerie.

Tout cela bien sûr dans une perspective bio et équitable.

Bref, de quoi alimenter les prochaines années en activités !
Mais surtout de créer un véritable boom économique et écologique dans notre région !

Nous allons également avancer sur d'autres fronts :

- Consolider l'Institut Africain du Fonio pour continuer notre campagne de promotion du fonio complet à Ouaga.
- La création d'une unité de production de tofu et de vente de fonio dans le cadre d'un petit restaurant à Nouna dont nous allons assurer le préfinancement et la formation des deux entrepreneuses que nous avons identifié localement.
- deux nouvelles écoles primaires sont pressenties pour de nouveaux parrainages de boutiques bio
- un nouveau puits pourra être réparé (Sandigan)

Pour la première fois, enfin, nous allons avoir notre point de chute dans le centre écologique Intermondes, au village St Jean. Nous ne logerons plus dans la ville de Nouna, mais au village. Nous pourrons habiter la nouvelle maison en terre, l'équiper, la rendre opérationnelle pour faire vivre le Centre et y démarrer les activités : premières plantations, aménagement du futur centre de formation et du village d'accueil solidaire.

Des contacts nous permettent de penser que nous pourrons bientôt envisager, au Centre écologique Intermondes, un pôle ressources sur l'agriculture biodynamique, qui nous tient tant à coeur ! Ce qui nous permettra de travailler avec des partenaires comme kokopelli sur un conservatoire de semences...non seulement bio, mais biodynamiques ! Avec, à long terme, une perspective d'orienter en biodynamie africaine toutes les cultures en oeuvre dans le cadre de nos projets.

Nous allons également préparer la dynamique "en mouvement de changement social" de nos activités. En effet nous n'avons pas vocation à redistribuer des fonds, à "prestater" un encadrement technique, ou à relayer des opportunités à l'exportation, mais à faire mouvement ensemble pour transformer et nous transformer (changer de regard sur les ressources, mobiliser les potentiels, construire une vision dynamique et intégrative pour un futur viable, refonder notre relation dominante blancs/africains... ). Ce volet donnera lieu à une série d'ateliers qui seront préparés lors de cette mission de décembre et mis en oeuvre en février 2009.

Enfin nous allons prospecter pour le futur siège de l'Orange Bleue Afrique à Ouagadougou.

Voilà une mission bien exaltante !


Du développement subventionné au mouvement de changement social - 1ère partie

Je pense souvent à Jacques Bugnicourt, le fondateur d'Enda Tiers monde et à Emmanuel Ndione de Enda Graf. Deux personnages qui ont marqué mon histoire, et qui ont eu en commun la volonté que leur organisation non gouvernementale ne soit pas une structure technicienne d'intervention mais qu'elle fasse corps avec la société. En faisant en sorte qu'elle impulse et accompagne des dynamiques de changement social jusqu'à finalement se fondre dans la société. L'objectif est "de se dissoudre" dirait mon ami Cheikh Guèye...

C'est un peu moins vrai pour Enda. Jacques Bugnicourt, ancien administrateur formé à l'ENA, assez "institutionnel" en dépit de son goût pour le mot "populaire", maintenait un certain compromis politique, et catalysait avec son charisme et ses réseaux de pairs un capital de ressources qui assurait à Enda les moyens nécessaires à son développement tous azimuts. L'organisation dont il semble avoir rêvé était plutôt un programme des nations-Unis bis, plus créatif et moins protocolaire, espace de créativité alliant chercheurs, intellectuels, artistes, pauvres et exclus dans un grand projet de changements et d'innovations sociales. Le projet de Jacques a bougé avec l'apport des chercheurs dynamiques qui l'ont entourés avec enthousiasme. Puis la machine s'est emballée. Les dernières années ont été plus difficiles, mais les relais politiques européens et français ont été fidèles au rendez-vous pour soutenir jusqu'au bout l'histoire de cet homme si particulier.

Emmanuel s'est inscrit dans une rupture plus radicale. Beaucoup plus marquée par les courants de l'éducation populaire, les mouvements coopératifs catholiques de Henri Desroches, les inspirations socialistes d'Amérique latine ou de Tanzanie, et les mouvements d'émancipations africains. On notera l'importance des influences situationnistes et libertaires apportées par des amis consultants. Le génie d'Emmanuel est d'avoir composté tous ces apports dans le terrain social sur lequel il a engagé Enda Graf, et de l'avoir ainsi fertilisé en idées opératoires, créatives et contagieuses.

Emmanuel dirait que l'organisation doit devenir un espace stratégique approprié par la société, un forum ouvert et permanent de recherches/actions/innovations... Un lieu horizontal de décloisonnement et de transversalités, toujours en mouvement, et toujours ouverts aux plus démunis...En ce sens il a approfondi les préalables de Jacques Bugnicourt, et ce dernier l'admirait sans doute sans trop le dire...

Mais les génies particuliers de Jacques et Emmanuel ont butté sur un élément : l'autonomie financière. Leurs organisations sont restées et restent encore prisonnières des subventions, des fonds divers et nombreux qui irriguent les organismes développeurs. Cette dépendance mine la cohérence conceptuelle et opérationnelle de leurs organisations, engagées furieusement, comme toutes les autres ONG dépendantes, dans la bataille à l'accaparement des financements du Nord.

Même si Enda Graf a tenté d'aller plus avant vers le sociétal et d'en épouser plus encore les lignes de force par des dynamiques participatives plus "socialisées" et enracinées dans les quartiers et les villages, mais aussi par un discours plus radical vis à vis des bailleurs de fond, il n'en reste pas moins que la structure dans son entier ne vit, in fine, que par la perfusion des financements externes.

Emmanuel me parlait souvent d'une fondation, et percevait bien le talon d'achille de son organisation. Il rêvait alors d'une structure permettant l'autonomie financière d'Enda Graf. Je ne sais pas si ses réflexions ont abouti...

Ces deux personnages ont accompli des travaux de titans. Leurs histoires remarquables sont toujours en mouvement, et leurs héritiers continuent sur des terrains nombreux.

Il est évident que l'Orange Bleue Afrique a une filiation avec Enda, et Enda Graf en particulier. La différence majeure c'est que nous faisons de l'économie le levier du mouvement social. Nous ne ferons pas l'erreur de croire l'inverse possible dans un monde de pénurie et de sous-liquidité monétaire.

L'Orange Bleue Afrique est orientée vers la création de richesse, la génération de ressources et d'emplois, de contrats et de rémunérations : mais toujours dans une perspective écologique et solidaire. Un moteur économique est la meilleure manière de générer des dynamiques de changement.

A l'heure où nous parlons quatre nouvelles filières économiques à l'export sont à l'étude avec autant d'entreprises partenaires. Dans des rapports gagnants gagnants pour tous. Ces filières économiques à l'export, comme cela commence à être le cas pour le fonio bio avec la Société Gaia, génèrent des dynamiques co-latérales vertueuses : réfections de puits par des distributeurs de fonio bio, parrainages d'écoles et soutien à la création de jardins écologiques par des boutiques bio, soutien à la création d'entreprises locales, lancement d'une filière de soja bio et de petite production locale de tofu...Tout cela avec une seule filière qui occupe 400 producteurs et une quarantaine de salariés.

Qu'en sera-t-il avec quatre autres filières ? C'est le boom économique de la région qui est en jeu ! Economique et mais aussi sociétal car ces dynamiques vont être mises en mouvement conjointement par l'Orange Bleue Afrique. Le moteur économique animera la dynamique du mouvement social dans un rapport de synergie, de croissance et d'évolution continue. Et non l'inverse. Les expertises paysannes ne seront pas des expertises à la recherche de subvention pour financer leurs projets, mais des expertises appliquées à la génération de richesse, et à leur affectation en terme d'aménagement et de développement écologique et solidaire.

(A suivre...).

18.11.2008

L'huile de souchet

C’est une huile vierge de haute qualité extraite grâce à un procédé à froid, afin de s’assurer qu’elle conserve toutes les qualités nutritives uniques du souchet lui-même. L’huile de souchet fut utilisée pour la première fois par les Egyptiens il y a 4000 ans, avant l’huile d’olive. Effectivement, elle est généralement considérée comme une alternative plus saine.

L’huile est de couleur marron doré et elle possède une riche saveur de fruits secs. L’huile de souchet est aussi un fantastique composant des produits de beauté. Elle possède une concentration élevée d’acide oléique et une faible acidité, ce qui la rend excellente pour la peau.


CERTIFICAT D’ANALYSE – HUILE DE SOUCHET: ACIDITÉ: 0'4 / RENDEMENT : 15%

COMPOSITION DES ACIDES GRAS

ACIDE MYRISTIQUE 0'08
ACIDE PALMITIQUE 13'19
ACIDE PALMITIQUE-OLÉIQUE 0'25
ACIDE MARGARIQUE 0'08
ACIDE MARGARIQUE-OLÉIQUE 0'05
ACIDE STÉARIQUE 4'32
ACIDE OLÉIQUE 68'83
ACIDE LINOLÉIQUE 11'70
ACIDE LINOLÉNIQUE 0'15
ACIDE ARAQUIQUE 0'64
ACIDE GADOLÉIQUE 0'23
ACIDE BÉHÉNIQUE 0'13
ACIDE LIGNOCÉRIQUE 0'19

COMPOSITION DES STÉROLS

CHOLESTÉROL 0'27
BRASICASTÉROL 0'17
MÉTHYLÈNE-CHOLESTÉROL 0'06
CAMPESTÉROL 14'83
CAMPESTANOL 0'17
STIGMASTÉROL 15'48
CAMPESTÉROL 0'84
STIGASTÉROL 5'61
AVENASTÉROL 2'55
AVENASTÉROL 2'95
CLÉROSTÉROL 0'82
BETA-SITOSTÉROL RÉEL 54'67
SITOSTANOL 0'62


Etude comparative de l’huile de souchet face à d’autres huiles commerciales
(novembre 2004)

PROPRIETES DE L’HUILE DE SOUCHET:

- Concentration élevée d’acide oléique (acide gras monosaturé qui possède une plus grande résistance à la décomposition chimique).
- Concentration d’acides gras polyinsaturés (acide linoléique et acide linolénique) suffisante pour couvrir les nécessités journalières minimales (environ 10 g).
- Concentration élevée en vitamine E (alpha-tocophérol).
- Stabilité à l’oxydation supérieure au reste des huiles à cause des concentrations en acides gras polyinsaturés et gamma-tocophérol.

PROPRIETES THERAPEUTIQUES DE L’HUILE DE SOUCHET:
- Réduit le mauvais cholestérol (cholestérol LDL) et augmente le bon (cholestérol HDL). Réduit les niveaux de triglycérides dans le sang.
- Réduit le risque de formation de caillots sanguins et produit une vasodilatation, prévenant l’artériosclérose.
- Effets bénéfiques sur les sécrétions digestives (gastriques, pancréatiques et biliaires), à cause de la concentration élevée en acide oléique, le stimulateur le plus puissant de la libération de la cholécistoquinine (responsable des sécrétions digestives).
- Stimulation de l’absorption du calcium dans les os et de la production de nouveau tissu osseux, grâce aux acides gras des chaînes courte et moyenne, de l’acide oléique et des acides gras essentiels.
- Bénéfique pour l’eczéma et les autres altérations de la peau, le vieillissement, etc., grâce à une concentration élevée de vitamine E, car celle-ci augmente la microcirculation de la peau.
- Recommandée pour l’enfance et le troisième âge pour sa concentration en vitamine E et l’effet antioxydant de celle-ci sur la membrane cellulaire.
- Recommandée pour les personnes au régime pour l’apport nécessaire en vitamine E.
- Chez les femmes enceintes elle fixe l’embryon dans l’utérus et augmente la fertilité des hommes et des femmes, à cause de sa concentration en vitamine E.
- Evite l’oxydation des lipoprotéines ou des transporteurs sanguins du cholestérol (liés au développement des maladies cardiovasculaires) et d’autres substances (liées au développement de certains types de cancer).

AVANTAGES DE LA CONSOMMATION DE SOUCHET FACE A D’AUTRES HUILES:
- Huile délicieuse et stable.
- Huile de haute qualité par pressage à froid.
- Plus appropriée pour la friture que les autres huiles car elle est plus résistante à la décomposition chimique provoquée par les hautes températures et parce qu’elle imprègne les aliments de moins de graisse en formant une peau à la surface des aliments, empêchant la pénétration de l’huile à l’intérieur de ceux-ci.
- Apporte la quantité journalière nécessaire d’acides polyinsaturés (10 g).
- Possède beaucoup de gamma-tocophérol, dont la concentration est plus importante que dans l’huile d’olive. Ce qui la rend résistante à l’oxydation.

AUTRES APPLICATIONS DE L’HUILE:
- Alimentation: L’huile peut être utilisée crue ou pour frire des aliments. Pendant la friture, il se produit une peau à la surface de l’aliment, qui empêche une quelconque pénétration de l’huile à l’intérieur de celui-ci.
- Nutrition: Prévention et thérapie nutritionnelle des pathologies cardiaques et gastro-intestinales, grâce à ses concentrations élevées en acides gras monosaturés (acide oléique). Amélioration du métabolisme en général. Aide à l’amélioration de l’état de santé.
- Produits cosmétiques: C’est un antioxydant cellulaire grâce à sa concentration élevée en vitamine E, qui retarde le vieillissement cellulaire. Améliore l’élasticité de la peau et réduit les rides. Perfect pour le traitement des eczémas et d’autres altérations de la peau, le vieillissement occasionné par le défilement des années, etc. ; Extraction de tocophérol, puisqu’il est impossible de le synthétiser chimiquement.
- Industrie pharmaceutique: Pour réduire les niveaux de cholestérol, grâce à sa concentration élevée en acide oléique.
- Industrie textile: Imperméabilisation des fibres textiles.



Le souchet bio et équitable, un projet en cours

Parmi les cultures qui nous intéressent dans le cadre des productions bio et solidaires, il y a le souchet, ou pois sucré.

Cette plante qui, pour sa partie aérienne, ressemble à une vulgaire mauvaise herbe, donne de petits tubercules oblongs, à la surface rugueuse et au tégument brun et sucré. Ce sont ses bulbes de racine que l'on consomme chez le souchet. Leur saveur est sucrée et douce rappelle celle de la noisette.

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Propriétés

Originaire de la Méditerranée et d'Asie de l'Ouest, le souchet, aussi connu sous le nom de "noix tigrée" ou "pois sucré" est un tubercule à haute teneur en fibre et au goût agréable, doux et naturellement sucré. Le souchet est une source de protéine végétale facile à digérer, qui possède de nombreux minéraux et oligo-éléments, vitamine E et un taux d'acide oléique supérieur à celui de l'huile d'olive.
Selon le site Internet officiel de la Société Tigernuts Traders S.L , Mr Enrique Hernandez, Professeur agrégé de l'Université de microbiologie de Valencia, souligne les propriétés curatives et antioxydantes du souchet et les effets bénéfiques sur le mauvais cholestérol -
LDL - produit dans notre organisme.

Il affirme que le souchet est un produit recommandé pour les diabétiques à cause de son contenu en saccharose qui dépasse celui du chocolat, idéal pour les enfants, les personnes âgées et les sportifs.

Le souchet est également un régulateur naturel pour l'estomac et l'intestin, qui peut soulager la constipation. Les fibres gonflent dans l'intestin et auraient ainsi un effet positif sur la constipation. Ils auraient de même, un effet modérateur de l'appétit en procurant une sensation continue de satiété et seraient ainsi un moyen pour réduire la masse corporelle.

Ce produit convient également aux diabétiques car il comporte beaucoup moins de glucides que les farines traditionnelles. Les graines de souchet (avec toutefois une préférence pour la variété à gros rhizomes en Espagne) sont également consommées en l’état ou grillées. Sans gluten, sa farine peut servir en pâtisserie.

La Horchata de Chufa

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Le souchet est utilisé en Espagne pour la fabrication d’une boisson très connue dite "Horchata de Chufa". La “Horchata”, orgeat de souchet est un lait végétal qui peut être un alternatif au lait de vache ou de soja. Le nom de cette boisson est en castillan Horchata de Chufa, et en catalan Ortxata de Txufa. D'où vient ce nom ? La légende dit : un jour le Roi Jaime I se trouvait à Valence pour se reposer alors qu'il était en guerre contre l'armée musulmane (XIIIème siècle), quand une donzelle s'approcha de lui pour lui offrir un ramequin rempli d'une boisson fraîche, blanche et douce. En la buvant, le Roi s'exclama "Açó es or, xata!" (en catalan bien sûr) (Ça, c'est de l'or, ma poule !). C'est pour ça qu'à partir de ce moment-là, le nom est devenu Ortxata (Horchata). C'est pour cette raison que l'on trouve de l'Horchata dans tous les bars en Espagne et plus particulièrement en Catalogne. On la reconnait facilement puisqu'elle est présentée toujours de la même manière que les granités, c'est-à-dire dans des mixers géants qui tournent en permanence.


L'huile de souchet

L’huile de souchet une huile vierge de haute qualité, extraite grâce à un procédé à froid, afin de s’assurer qu’elle conserve toutes les qualités nutritives uniques du souchet lui-même. L’huile est de couleur marron doré et elle possède une riche saveur de fruits secs. L’huile de souchet est aussi un fantastique composant des produits de beauté. Elle possède une concentration élevée d’acide oléique et une faible acidité, ce qui la rend excellente pour la peau.

Au Burkina

Au Burkina, la production de souchet (ou pois sucré) est essentiellement localisée dans les Hauts-Bassins, les Cascades et le Sud-Ouest. Pour la campagne 2006-2007, 1.124 tonnes de souchet dont 40 tonnes de semences, ont été produites dans la province du Kénédougou sur une superficie totale de 542 ha. Pour la campagne 2007-2008 les prévisions tablent sur 1.400 ha à emblaver et une production attendue de 7.000 tonnes. Le Programme de promotion du souchet du Gouvernement prévoit d’ici 2010, d’atteindre une production d’au moins 5.000 tonnes pour chacune des 9 provinces (Poni, Noumbiel, Bougouriba, Ioba, Comoé, Léraba, Kénédougou Houet et Tuy).

L'Orange Bleue Afrique et le souchet bio équitable

Le chantier est lancé, et ce mois de décembre donnera lieu à une première étude pour envisager une production.

15.11.2008

Pour du teff africain

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Le “teff” est une céréale ancestrale africaine originaire d'Ethiopie. C'est la céréale la plus courante, utilisée pour fabriquer les fameuses “injeras”, une galette qui ressemble à nos galettes de sarrasin, avec une petite pointe d'acidité. C'est une vraie spécialité nationale, et on peut en manger dans tous les restaurants et toutes les familles éthiopiennes. Sa culture est au coeur de l'économie traditionnelle des paysans éthiopiens.

Le “teff” est une minuscule graine ronde de couleur kaki qui ressemble au millet. L’origine du mot teff vient de« Teffa », ce qui veut dire « perdu » en Amharic, et ce nom lui vient de sa petite taille. En effet, c’est, avec le fonio, une des plus petite graine au monde, et durant la récolte, sa taille fait qu’on la perd souvent .

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On utilise aussi traditionnellement le « teff » pour diverses choses telles que le renforcement des toits de chaume et des briques de terre. Bien que l’on trouve le « teff » dans presque toutes les zones cultivées d’Ethiopie, on le produit principalement sur les hautes-terres et dans le centre du pays.

Le teff a été "redécouvert" par le commerce international il y a quelques années pour ses propriétés culinaires et nutritionnelles, principalement pour le fait qu'il est sans gluten. On connait le potentiel formidable de ce marché.

On aurait cru cette "découverte" positive pour les paysans éthiopiens. D'autant que le marché "bio-organic" est un des plus demandeur du produit...

Hors le teff est cultivé par des hollandais en Espagne ! Ces derniers sont devenus les premiers fournisseurs de teff biologique en Europe !

Il est scandaleux que cette ressource agro-alimentaire soit délocalisée de son continent d'origine : l'Afrique


Heureusement les distributeurs du secteur bio partagent le malaise et se proposent d'être solidaires d'une filière africaine de Teff bio et équitable.

L'Orange Bleue Afrique va donc travailler à la production de Teff bio et équitable en Afrique de l'Ouest, en faisant de cette filière un vrai levier d'appui aux paysans et au développement local. En restituant au continent et aux paysans africains leur ressource et son potentiel économique. Nous commencerons des essais à la prochaine saison des pluie.